|
|
| Par Nadia Yassine, 16 - 02- 2007 |
|
|
|
| Que dire ? Comment décrire un état qui concerne des émotions aussi intime que celle de l'amour. Et quel amour ? Celui que l'on porte à l'essence même de l'amour; celui qui nous habite pour un être absent mais pourtant si présent; l'amour secret, l'amour flagrant ; l'amour extatique; l'amour absolu, l'amour qui finit, l'amour qui ternit, l'amour qui consume. Celui que l'on porte dans nos gènes de musulmans, que l'on respire comme un oxygène spirituel sans lequel notre foi ne serait qu'élucubrations et dévotions froides à vous glacer l'âme. |
|
| Assise devant Ta dernière retraite ; mon Prophète, mon amour de toujours et pour toujours, j'écoutais mon cœur s'imprégner de ton aura, de Ta présence dans l'absence, de Ta parole dans le silence. Je baissais la tête pour laisser mes larmes te parler de mes misères et de mes faiblesses ; je baissais la tête face à Ta grandeur et à ton regard éternel ; ton regard qui tient de ton essence, ce souffle divin dont tu eus la primeur…et dont nous sommes les ultimes étincelles. Je baissais la tête et mes larmes te parlèrent de mon manque de toi et de la plénitude de Ta présence dans ce cœur si mal aménagé pour Tant de lumière et dont tu te contentes dans ton éternelle modestie…Je baissais la tête et laissait mes larmes laver mes souvenirs de tout ce qui ne fut pas toi. |
|
| Je laissais mon être secret te rapporter la complainte de la terre qui attend indéfiniment la levée de son jour, et celle de l'astre de la nuit qui plonge dans les abysses lorsque son soleil se détourne de lui. Mon Prophète, amour tu es et amour fut pour moi l'air que je respirai dans la ville que tu aimas et que tu aimes encore et toujours ; la ville qui t'accueillit, ce pan de paradis qui embrasse ton corps dans la douceur et lui chante sa brûlante passion ; ce pan de paradis puisque ton corps y repose. Car qu'est ce qu'un paradis si tu n'y es pas et qu'est ce que la vie si elle ne nous mène pas à tes rives… |
|
| Assise devant Ta sainte face que le mur ne réussit pas à occulter à mon cœur fait de braises et de soupirs, je contemplai dans la béatitude, Ta quiétude et le sourire de ton âme sublime. Je pleurai toutes les larmes de mon corps dans l'espoir que ce flot sacré éteigne les feux d'une âme qui retrouve son amour de l'éternité mais la flamme fut plus grande et le manque plus douloureux …Assise !! Je me crus assise devant Ta sainte tombe mais peut-on rester assis devant Tant de transcendance ? Les pôles ne tenaient plus dans un cœur illuminé par Ta proximité, et l'espace sans limites dans tes alentours n'éTait plus ni Nord, ni Sud, ni Est, ni Ouest. Il y avait Toi dans Ta plénitude et moi en aspiration; il y avait le Tout et le néant ; l'infini et le fini… |
|
| Lumière de mon âme, battements de mon cœur, Etre dans mon néant, révélation de mon mystère, couleur de ma transparence; que mes larmes sacrées car humaines soient autant de prières pour toi et par toi accueillies. |
|
|
|
|