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| Mohamed Elhadi, 04-02-2007 |
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| Je vous l'annonce dès le début: je suis de ceux qui aiment l'art et la musique de Jean Michel Jarre. Il a su donner un nouvel élan à la musique classique. Grâce à ses talents, il a réussi à concilier ses notes sublimes avec les instruments high-tech. Loin d'être une folle cacophonie métallique, comme le pensent ses détracteurs, son art est un savant métissage entre les envolées lyriques et les rythmes modernes. Les écrans géants et les jeux de laser donnent une dimension onirique au décor. Ce n'est pas alors un hasard si ses concerts rassemblent des centaines de milliers de personnes à travers le monde. Son premier album du genre "oxygène", qui a fait vibrer des générations, semble indémodable. |
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| Je ne vous cacherai pas aussi que je fais partie de ceux qui haïssent le makhzen, lui-même artiste d'un tout autre genre. Grâce à ses dons diaboliques, il a su donner un nouveau souffle au despotisme archaïque sorti des ténèbres du Moyen Age. Ses astuces consistent en un mélange entre brutalité, violence et sadisme d'un côté; retouches, maquillage et lifting de l'autre. La ruse et la désinformation en sont des ingrédients indispensables. Ce n'est certainement pas une coïncidence si trente millions d'êtres humains continuent à lui payer les impôts. |
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| Mais le comble du malheur c'est quand il parvient à redorer son blason grâce aux vrais talents d'un vrai artiste qui n'est autre que J. M. Jarre. Et dans quelle région! La pauvre Merzouga fraîchement sinistrée par des inondations qui ont tout ravagé. C'est peut-être pour consoler la population locale que notre bien-aimé (ou haï) makhzen a fait appel au magicien du synthétiseur. Il n'y avait peut-être personne pour lui dire que cette région a besoin de projets de relogement des sinistrés, d'une stratégie globale de développement durable et de mesures efficaces pour lutter contre le chômage. Mais notre makhzen s'entête à "moderniser nos adages" marocains : un pauvre manquant de tout à qui on demanda s'il a besoin de quelque chose, il se hâta de répondre: oui, une bague! Ou un méga-concert dirait un de nos contemporains! |
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