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| Nadia Yassine, le 12 mars 2006. |
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| J’aurais aimé domestiquer le temps Souffler à l’oreille des vents De secourir celui qui se pend A la corde de l’absence |
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| J’aurais aimé que les mains à l’unisson Que les bouches en diapason Disent arrête, disent non A la misère de la violence |
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| J’aurais aimé que tous ceux qui sont geôliersDeviennent de sages écoliers Apprennent à lire et à aimer Retrouvent la pureté de l’enfance |
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| J’aurais aimé que la terre soit plus verte Plus généreuse et plus alerte Que le souci la déserte Et que son âme quitte sa transe |
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| J’aurais aimé que mon semblable, mon prochain Peuple l’avenir et son destin Qu’il n’ait pas de mal et pas de fin Et qu’il épouse la transcendance |
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| J’aurais aimé, j’aurais aimé et aimé Peut-être nous faut-il conjuguer Ce conditionnel bien passé Au présent dans la présence |
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